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Pourquoi j'ai créé Qwizzio : l'histoire d'un quiz à 30 euros par mois

Qwizzio n’est pas parti d’une étude de marché ni d’un plan sur cinq ans. Il est parti d’Elise, ma femme, kinésithérapeute, qui avait besoin d’un quiz pour son activité et qui s’apprêtait à payer 30 euros par mois pour ça.

Un besoin simple, un prix qui ne l’était pas

Elise voulait un quiz pour accueillir les femmes qui découvraient son accompagnement, avant même le premier rendez-vous. Rien de compliqué en soi : quelques questions, un profil de résultat, un lien à partager. Mais en regardant ce qui existait sur le marché, elle est tombée sur deux types d’offres. D’un côté, des abonnements autour de 30 euros par mois, pour un outil qu’elle utiliserait sur un seul quiz. De l’autre, des prestataires qui facturaient jusqu’à 500 euros pour construire le quiz une fois, sans garantie de pouvoir le modifier ensuite sans repayer.

Ni l’un ni l’autre n’avait de sens pour une kiné indépendante. 30 euros par mois, ça fait 360 euros par an pour un outil qu’elle n’allait pas faire évoluer tous les jours. Et 500 euros d’un coup, c’est le genre de dépense qu’on remet à plus tard, justement au moment où on en aurait le plus besoin.

Le déclic

Ce qui m’a marqué, ce n’est pas tant le prix que ce qu’il révélait. Ces outils n’étaient pas pensés pour quelqu’un comme Elise : un professionnel indépendant, avec une activité solide et une vraie expertise, mais pas de budget marketing. Ils étaient pensés pour des entreprises qui avaient déjà l’habitude de payer des abonnements à la chaîne, ou pour des agences qui refacturaient leur temps.

Je me suis dit qu’il devait exister une autre manière de faire : un outil accessible dès le départ, qui ne demande pas de choisir entre payer trop cher tout de suite ou payer trop cher chaque mois. C’est ce qui a fait démarrer Qwizzio.

Gratuit pour commencer, payant quand ça marche

C’est ce qui m’a mené à l’idée du free-tier. Chez Qwizzio, le plan Starter est gratuit, sans carte bancaire, avec des quiz illimités et jusqu’à 25 leads par mois. Vous ne payez que si vous voulez des fonctionnalités supplémentaires, en passant sur un plan supérieur, ou si votre quiz dépasse ce quota de 25 leads, auquel cas vous prenez un package de leads en plus.

C’est ce modèle qui me semblait juste : personne ne devrait payer un abonnement pour un outil qu’il n’utilise pas encore. Le gratuit doit suffire pour se lancer et voir si ça marche. Ce n’est que si Qwizzio commence à vous rapporter du monde, ou que vous voulez aller plus loin, que ça devient payant.

Aider les gens à rester concentrés sur leur métier

Ce qui revient sans cesse chez les indépendants et les petites structures, c’est ce dilemme : le temps qu’on passe à chercher des clients, c’est du temps qu’on ne passe pas à exercer son métier. Un kiné qui court après ses rendez-vous a moins de disponibilité pour ses patients. Multipliez ça par tous les métiers où la confiance se construit en tête-à-tête, et vous comprenez pourquoi ce dilemme m’a semblé mériter mieux qu’un abonnement à 30 euros.

L’idée derrière Qwizzio, c’est qu’un quiz bien construit peut faire une partie de ce travail à leur place : accueillir un visiteur, comprendre son besoin, le qualifier, et ne lui présenter que ce qui le concerne vraiment. Pas pour remplacer le savoir-faire de quelqu’un, mais pour lui laisser le temps de le déployer là où il compte : auprès de ses clients, pas dans une chasse permanente aux prospects.

C’est aussi pour ça que l’accès aux réponses m’a toujours semblé non négociable. Chaque réponse à un quiz Qwizzio reste consultable par son créateur, en clair, sans devoir passer par un export payant ou un plan supérieur. Pas seulement pour récupérer un email, mais pour comprendre ce que les gens ont répondu, quels profils reviennent, ce qui bloque. C’est cette même donnée qui permet à Elise, aujourd’hui, de mieux cerner les besoins de ses patientes avant même de les avoir rencontrées.

Une expérience humaine, pas un formulaire de plus

Il y a un autre point auquel je tiens autant que le prix : je ne voulais pas que Qwizzio ajoute un formulaire froid de plus sur internet. Un quiz qui pose des questions génériques et recrache un résultat automatique, ça se voit, et ça se ressent du côté de la personne qui répond.

Je voulais que les clients de Qwizzio puissent faire ressentir qui ils sont à travers leur quiz, avant même d’échanger avec la personne en face. C’est exactement ce qu’Elise a fini par construire, avec ses propres vidéos intégrées pour poser ses questions elle-même plutôt qu’à l’écrit. J’ai raconté sa démarche plus en détail ici : c’est sans doute l’exemple qui illustre le mieux pourquoi j’ai voulu construire ça de cette façon, et pas autrement.

Ce qu’on construit maintenant

Le besoin d’Elise n’a jamais vraiment cessé de guider le produit. Avant d’ajouter quoi que ce soit à Qwizzio, on se demande si ça reste accessible pour quelqu’un qui débute et si ça aide à rendre le quiz plus humain, pas plus mécanique.

Si vous êtes indépendant ou à la tête d’une petite structure, avec une vraie expertise mais sans budget marketing, c’est pour vous que Qwizzio existe. C’était déjà le cas pour Elise, avant même que le produit ait un nom.

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